Comment scolariser son enfant lorsqu’il souffre d’un trouble mental ?

Il est dans la nature de tous les parents de souhaiter le meilleur pour leurs enfants. Nous faisons attention à leur alimentation, leurs fréquentations, nous leurs disons de ne pas courir et de ne pas jouer avec des saletés. Contrôler de telles choses est tout à fait possible pour des parents, mais qu’en est-il lorsqu’on son enfant est atteint d’un mal que l’on ne peut contrôler ? Le retard mental chez l’enfant est plus fréquent que ce que l’on veut bien croire, bien que la sévérité des cas diffère grandement, un cas mineur ne doit surtout pas être ignoré, de même qu’un état plus grave ne doit être abandonné. Le retard mental chez l’enfant se caractérise par un comportement bien défini : un manque de logique, une grande impulsivité, un entêtement, un manque d’autonomie et pour certains, un retard de la langue.

Le problème de la scolarisation des enfants atteints de troubles mentaux a toujours été une question d’actualité. Plusieurs facteurs doivent être pris en considération. La scolarisation des enfants dit « attardés » est un sujet très délicat, car il ne concerne pas uniquement les familles des enfants, mais aussi leurs camarades potentiels et de leurs parents, dans une société de plus en plus discriminante. Il n’est pas rare de voir un parent refuser que son enfant étudie dans la même classe qu’un enfant souffrant d’un trouble mental. Notons que le milieu joue un rôle extrêmement important dans le développement de ces enfants, le choix d’une mauvaise infrastructure ou un laxisme sur l’encadrement psychologique des enfants à trouble mental peut avoir de très graves conséquences sur leur développement.

Quels sont les troubles mentaux qui peuvent atteindre un enfant ?

Pour pouvoir fournir un environnement adéquat à un enfant souffrant d’un retard mental, il faut commencer par identifier ce dernier ainsi que la façon dont il s’exprime, pour le contrer de la meilleure façon qui soit, afin de permettre à l’enfant d’avoir un encadrement correspondant à ses besoins.

Les troubles anxieux

  • Touchant environs 5% des enfants, les troubles anxieux se manifestent de diverses façons, nous citerons les troubles de la mémoire, une phobie sociale et des troubles obsessionnels compulsifs.
  • Ce genre de troubles peut causer une grande souffrance chez l’enfant, surtout s’il n’est pas traité à temps, de grandes répercussions surviendront lors de l’adolescence et perdureront même à l’âge adulte.
  • Les conséquences les plus remarquées chez l’enfant souffrant de trouble anxieux sont : la peur de la séparation, la peur du sang, la peur des animaux et de tout ce qui est catastrophes naturelles, ainsi qu’une grande claustrophobie et une peur du vide. De toutes ces peurs résultent de grandes insécurités.

Schizophrénie infantile

  • La schizophrénie infantile apparaît le plus souvent entre l’âge de 7 ans et jusqu’à la fin de l’adolescence, elle résulte d’un trouble du fonctionnement du cerveau causé par une anomalie du développement de ce dernier.
  • Les enfants atteints de schizophrénie infantile voient leur perception déformée, des hallucinations et délires sont très courants, allant même jusqu’à la paranoïa. Bien que les origines exactes soient méconnues, un suivi psychologique est indispensable pour aider l’enfant et sa famille à faire face à la maladie.

Les troubles de l’attention ou TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité)

  • Le TDAH est un trouble neurologique qui affecte grandement le comportement d’un enfant. Une hyperactivité accrue chez l’enfant peut être signe d’un trouble de l’attention. L’enfant ne peut rester en place, il embête tout le monde, veut toucher à tout ce qu’il trouve et s’amuse à couper la parole.
  • Les enfants atteints de Trouble du Déficit de l’Attention sans hyperactivité sont les plus durs à diagnostiquer, l’enfant passe inaperçu car il ne présente aucun comportement néfaste pour lui ou pour autrui. Cependant, ces deux troubles peuvent avoir de graves conséquences sur l’enfant, comme un sommeil extrêmement troublé, un échec scolaire et une très faible estime de soi, ainsi que sur la famille et les professeurs qui ne savent pas toujours comment gérer un enfant atteint de ce trouble.

Quel milieu scolaire correspond à un enfant attardé mentalement ?

  • Une intégration à une classe normale après un suivi rigoureux peut être très bénéfique à un enfant atteint d’un retard mental, car elle lui permet de côtoyer des enfants de son âge et de s’intégrer. Être en communication avec d’autres enfants ne souffrant pas de trouble mental peut donner à l’enfant atteint un “modèle” comportemental qu’il essayera d’appliquer malgré lui pour mieux s’intégrer.
  • Des classes spécialisées existent dans le but d’accueillir des enfants souffrant de trouble mental, des psychologues et spécialistes assurent un suivi continuel des enfants pour évaluer leur état initial et de noter les moindres améliorations ou régressions. Dans ces classes, le professeur doit pouvoir s’adapter aux élèves présents et être d’une grande flexibilité. L’enseignement dans ces classe est différent, car il fait appel à tous les sens de l’enfant pour le familiariser avec ce qui l’entoure et essayer de diminuer de l’intensité des phobies.
  • Plusieurs parents constatent que même dans des classes spécialisées, leurs enfants ne présentent aucun signe d’amélioration et décident donc de leur faire l’école à la maison. Ce n’est certes pas une mauvaise idée, car la maison offre à l’enfant un environnement de travail plus calme et serein que les classes en plus du fait qu’il soit familier avec celui-ci, mais il faut garder en tête qu’isoler un enfant complètement peut aggraver son cas. Un suivi psychologique reste obligatoire.

Quels sont les facteurs qui peuvent entraver la scolarité d’un enfant attardé mentalement ?

  • Les enfants atteints de retard mental peuvent être victimes de discriminations ou de remarques très négatives sur leur comportement, ce qui risque d’aggraver leur cas et de provoquer un échec scolaire.
  • Si le professeur ignore le cas de l’enfant, un jugement trop hâtif peut être porté : si l’enfant est turbulent ou trop endormi, c’est par désintérêt à sa scolarité.
  • Les parents jouent un très grand rôle dans la scolarité des enfants, et surtout celle de ceux atteints de troubles mentaux. Si l’enfant s’aperçoit que ses parents désespèrent à lui fournir une bonne scolarité, son désintérêt n’en sera que plus grand.
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